Membres

ÉRIC PINEAULT

Membre et professeur de l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM dont il préside le comité de recherche, il est également chercheur associé à la Chaire de recherche UQAM en transition écologique et au Centre de recherche sur les innovations et les transformations sociales de l’Université Saint-Paul.
Titulaire d’un doctorat en cotutelle en économie des institutions et en sociologie de l’École des hautes études en sciences sociales de Paris et de l’université du Québec à Montréal (2002), le coeur de ses recherches consiste à contribuer à l’économie politique et à la théorie critique du capitalisme avancé. Ses recherches actuelles sur l’écologie sociale du capital portent sur l’intégration de ses approches et de leurs concepts à l’économie politique du capitalisme avancé.

KRYSTOF BEAUCAIRE

Détenteur d’un baccalauréat et d’une maîtrise en sociologie de l’UQAM, Krystof poursuit un doctorat sur les sacrifices à anticiper dans la transition écologique et la récupération de ces question dans le contexte du mouvement syndical québécois. Il s’intéresse également aux questions de la planification démocratique de la transition énergétique, en particulier dans le domaine du développement des projets d’énergie renouvelables en régions éloignées.

AMBRE FOURRIER

Détentrice d’un baccalauréat en sciences politiques et d’une maîtrise en gestion et innovations sociales (HEC, Montréal), elle s’intéresse à la question du travail comme concept social-historique et anthropologique (Meda 1995, Weil, 1934). Dans le cadre de sa recherche doctorale en sociologie, elle tente de porter un regard critique sur le recyclage en allant recueillir le point de vue de ceux et celles qui le prennent en charge, au Québec. Quelles sont donc les trajectoires sociales liées à la prise en charge des déchets industriels ? Et quelle est la place du « travail » au sein de cette « nouvelle » perspective économique qu’est l’économie circulaire ? Outre cette recherche, elle s’est intéressée à la question du Revenu de base, une politique aux multiples visages. Son travail, publié aux éditions Écosociété (2019), a consisté à élaborer une typologie des différentes perspectives de revenu de base.

GAËLLE JAUDARD

Après une maîtrise en Gestion de projets et d’entreprises en Économie sociale et solidaire, complétée à Bordeaux en 2017, elle rédige présentement un mémoire en sciences de l’environnement à l’UQAM portant sur le métabolisme socio-écologique de la ferme coopérative et biologique Les Hautes Herbes, lancée avec ses trois partenaires en 2020. Le métabolisme social est un outil analytique à la fois social, économique et écologique, qui permet d’observer une société selon les flux de matière, d’énergie, de capitaux et de force de travail qui la traversent et ainsi comparer ses besoins métaboliques aux capacités écosystémiques. À travers ce mémoire, elle tente de lier la théorie (économie écologique, écologie sociale, anti-capitalisme) à la mise en pratique (agroécologie, réappropriation des moyens de production).

ESTELLE LOUINEAU

Étudiante au doctorat en sciences de l’environnement à l’UQAM, elle s’intéresse aux enjeux sociaux et politiques de l’écologie ainsi qu’à ses fondements éthiques et épistémologiques. Sa recherche se concentre sur les approches écologiques des scientifiques et des militants de la décroissance, leurs apports mutuels et leurs divergences. Cette recherche s’appuiera sur des calculs d’empreintes environnementales de modes de vie alternatifs et des entretiens auprès de militants, en faisant un projet transdisciplinaire. Ayant une formation initiale en génie et six années d’expérience en analyse du cycle de vie, son projet doctoral traduit sa volonté de faire un pas vers les sciences humaines et sociales.

Dominic Roulx

Dominic détient un certificat, un baccalauréat et une maitrise en philosophie de l’Université Laval et de l’Université de Montréal. Il poursuit présentement un doctorat en géographie humaine à l’Université Concordia. Se situant dans la tradition éco-socialiste, ses recherches présentes portent sur les modalités d’implémentation de projets devant stimuler une « croissance verte » au Québec. Ses champs d’expertise sont l’économie et l’écologie politique de la transition énergétique, la théorie éco-socialiste et décroissante, ainsi que la théorie marxiste. Il est en outre canoteur et s’intéresse à ce que signifie d’habiter le territoire du Québec et à ce que cela pourrait signifier que de l’habiter d’une manière postcoloniale.

Lucie Violland

Lucie Violland est étudiante à la maitrise en sociologie à l’université du Québec à Montréal (UQAM). Membre du collectif de recherche écosanté sur les pesticides, les politiques et les alternatives (CREPPA), du réseau québécois d’agriculture durable (RQRAD) ainsi que de l’atelier d’écologie sociale du capitalisme avancé (ESCA), ses intérêts de recherche se concentrent sur les logiques de restructurations des entreprises de machinerie agricole dans l’économie des données. À partir d’une étude de cas sur la plus grosse entreprise du secteur, John Deere, elle a cherché à mettre à jour les stratégies déployées par l’entreprise pour produire, s’approprier et capitaliser les données agricoles. Elle aspire désormais à se mettre radicalement au vert.


Membres fondateur·ices

MARC DIONNE

Complétant son deuxième certificat et en voie de faire un baccalauréat en sciences de l’environnement à l’UQAM, il a travaillé sur l’étude de l’appropriation humaine de production primaire nette (HANNPP) dont il a présenté les grandes lignes durant le Colloque de Fondation qui a eu lieu le 18 et 19 mars 2021. Il travaille maintenant sur l’appropriation humaine d’eau douce renouvelable (HARFW), un indicateur de la capacité de charge de la Terre et une mesure de durabilité en matière d’eau potable.

SAMUEL BÉDARD

Titulaire d’un baccalauréat en sociologie de l’Université Laval, il a complété, en 2020, une maîtrise consacrée aux pratiques de gestion des ressources humaines et financières privilégiées par les corporations minières du Nord québécois. Dorénavant candidat au doctorat en sociologie à l’UQAM, il s’intéresse à la temporalité du capitalisme ainsi qu’aux conflits entourant la répartition du temps de travail dans les sociétés industrialisées. Ses champs d’expertise sont l’économie politique régionale, l’exploitation des ressources naturelles ainsi que l’organisation contemporaine du travail.

FRÉDÉRIC LEGAULT

Détenteur d’un baccalauréat en anthropologie de l’Université de Montréal et d’une maîtrise en sociologie de l’UQAM, il enseigne actuellement la sociologie au collège Ahuntsic, en plus de compléter une thèse de doctorat sur la planification démocratique de l’économie. Il se questionne plus largement sur les formes que pourrait prendre une économie post-capitaliste d’un point de vue écologique. Il a co-écrit Pour une écologie du 99 % aux Éditions Écosociété (2021). Il est impliqué dans le mouvement écologiste depuis plusieurs années, notamment auprès de La planète s’invite au parlement et du Front commun pour une transition énergétique.

JOANIE OUELLETTE

Coordonnatrice de l’ESCA, elle effectue présentement une thèse portant sur les politiques canadiennes visant à atteindre la carboneutralité. Elle a précédemment complété un Master de philosophie à l’Université de Strasbourg, dont le mémoire porte sur les fondements sociaux et matériels du rapport capitaliste à la nature. Ses intérêts de recherche principaux sont l’analyse de politiques publiques, la transition énergétique et l’organisation du système agroalimentaire.

COLIN PRATTE

Détenteur d’un baccalauréat en droit, d’une maîtrise en sociologie et présentement candidat au doctorat en sociologie à l’UQAM, il travaille sur le mode d’être contemporain des déchets, témoins privilégiés de la dynamique de suraccumulation capitaliste et du gaspillage qui lui est constitutif. La dénommée “Grande accélération’’ (Steffen et al., 2007), laquelle met en évidence l’intensification des flux de matière, de travail et d’énergie à partir de la seconde moitié du XXe siècle, est tributaire de formes inédites d’absorption et de dissipation métaboliques. L’étude des déchets et des processus sociaux qui les génèrent visent à comprendre les causes sociales et écologiques de cette Grande accélération toujours en vigueur.

GREGORY PRESCOTT

Candidat à la maîtrise au département de géographie, d’urbanisme et d’environnement à l’Université Concordia, à Montréal, ses formations antérieures sont constituées à parts égales entre l’anthropologie économique (Bac.) et le travail artisanal (ébénisterie, menuiserie). Sa recherche actuelle se concentre sur le travail de réparation collaborative, les pratiques d’économie de subsistance et l’utilisation de temps dans un contexte de post/dé-croissance. Les traditions critiques qui le guident dans ses travaux sont l’économie féministe et écologique, la théorie substantive de la technologie, la critique marxienne de la valeur, et les courants emergents de la décroissance.

ARNAUD THEURILLAT-CLOUTIER

Détenteur d’un baccalauréat en philosophie, d’une maîtrise sur Marx et d’un diplôme en études allemande de l’Université de Montréal, il enseigne la philosophie au Collège Brébeuf depuis 2016. En parallèle, il travaille à une thèse de sociologie à l’UQAM sur l’orientation de la transition énergétique dans les contraintes de l’économie capitaliste. Ses recherches se situent aux croisements du marxisme écologique et de la socio-économie écologique. En lien avec ces recherches et ses implications militantes, il a co-écrit Pour une écologie du 99 % aux Éditions Écosociété (2021). À côté de ces intérêts socio-écologiques, il s’est intéressé à synthétiser l’histoire du mouvement étudiant au Québec de 1958 à 2013 (dans son livre Printemps de force, Lux éditeur, 2017).

CLARA VIVIN

Détentrice d’une licence en gestion internationale appliquée au développement durable (Université Paris Descartes, 2017), elle est à présent candidate à la maîtrise en sciences de l’environnement à l’UQAM. Ses recherches portent sur le métabolisme urbain, et les perspectives offertes par ce cadre d’analyse pour appréhender l’espace urbain en liant indicateurs biophysiques et sociaux. Son mémoire de maîtrise explore le rôle des infrastructures urbaines et de la forme des villes dans la transition écologique et sociale. Par ailleurs, elle s’implique dans les mouvements écologiques étudiants et citoyens, et s’intéresse à l’évolution de leurs stratégies. Clara est aussi webmestre de l’ESCA.